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Année 2002 - 4e trimestre
 
Le Point - n°1571 25 octobre 2002
Webzapping de la semaine, le meilleur site : www.jeuxvideo.com : l'incontournable *****
 

C'est le must en matière d'actualité sur els jeux vidéo en français. Mis à jour quotidiennement, le site excelle par le nombre impressionnant de tests et de critiques. Les malchanceux bloqués depuis des jours derrière un mur y trouveront, à partir de la rubrique "dletajv", 3.500 trucs et astuces pour PC et consoles. Il suffit juste de télécharger le ficheir sur son ordinateur. Bien qu'incomplète, cette liste regorge de tuyaux pour ligoter rapidement les ennemis dans le jeu Commando", pour créer un ange de neige sur le sol dans "Asheron's Call", ou encore pour ajouter 500 pièces d'or à votre inventaire dans "Baldur's gate". Pour les amateurs de linguistique et de néologismes, ce guide sera, par ailleurs, de la plus grande utilité si vous tombez au cours d'une partie collective sur cette phrase un tantinet obscure : "Le ranger a pullé trois mobs et je suis oom, il nous faut un evac !". traduction : "Le combattant a tué trois monstres, et je suis sur le point de perdre la aprtie, au secours !".

 

JournalDuNet.com - Mercredi 16 octobre 2002
 

e-Commerce : Alapage.com a reconduit son partenariat avec JeuxVideo.com, site d'information sur le jeu video. Il prévoit "une intégration dynamique des produits d'alapage.com dans le contenu éditorial de JeuxVideo.com". JeuxVideo.com affirme être "l'un des plus importants apporteurs d'affaires en ligne d'alapage.com".
www.JournalDuNet.com

 

NetEconomie.com - Mercredi 16 octobre 2002
JeuxVideo.com et Alapage reconduisent leur partenariat
 

JeuxVideo.com annonce avoir reconduit son partenariat commercial avec le marchand culturel Alapage. L'accord a été négocié par Macati.

L'affiliation semble satisfaire certains médias... Le site JeuxVideo.com, dirigé par Sebastien PISSAVY, annonce avoir reconduit son partenariat commercial avec le marchand culturel Alapage, filiale de Wanadoo. L'accord a été négocié par Macati.

Avec 60 millions de pages vues par mois (source cybermétrie), JeuxVideo.com est le principal portail dédié à ce loisir numérique et bénéficie d'une boutique à ses couleurs, gérée intégralement par Alapage. Bien que le montant de la commission n'ait pas été divulgué, on peut l'estimer entre 5 et 10% du CA généré par les visiteurs de JeuxVideo.com vers Alapage.

A la question du choix du partenaire, Sébastien PISSAVY répond : " Tout d'abord parce que Alapage est une marque établie, qui donne entière satisfaction à ses clients, et les gens qui s'occupent du catalogue de jeux sont réactifs et compétents. C'est une double garantie pour nos lecteurs : à la fois de trouver ce qu'ils recherchent (qu'il s'agisse de jeux sortis ou à paraître), et en même temps d'être servis de façon efficace et sérieuse."

Interrogé sur l'hypothèse de remonter sa prorpe boutique, il complète : " Ce n'est pas notre métier. A l'époque héroïque de JeuxVideo.com, il y a 3 ou 4 ans, nous avions ouvert notre propre boutique. Nous commandions directement les jeux chez les grossistes, nous mettions à jour le catalogue, assurions le conseil, le SAV, et même l'expédition!! Mais le résultat était mauvais. Le résultat d'exploitation n'était pas bon : beaucoup de temps passé, car le travail n'était pas suffisamment automatisé, beaucoup d'énergie dépensée pour des marges très faibles étant donné nos faibles volumes à ce moment-là... 2. Le service au client n'était pas satisfaisant : du fait du faible volume, on avait des délais de livraison trop long, des prix pas assez compétitifs, trop de ruptures de stocks, la gestion des fraudes était périlleuse... Bref, on a vite arrêté tout ça quand pour consacrer toute notre énergie à JeuxVideo.com et confier la boutique à un véritable professionnel du secteur, connu et reconnu."
www.NetEconomie.com

 

La Montagne - Mercredi 6 novembre 2002
Odyssée aurillacoise sur le net
 

Le plus important site francophone de jeux vidéo est aurillacois. L'entreprise qui l'a créé a résisté à l'effondrement des sociétés du net et ambitionne, cinq ans après sa création, d'investir un nouveau créneau : les jeux sur téléphones portables.
Exception faite des structures adossées à de grandes entreprises, rares sont les sociétés travaillant dans l'internet qui ont réussi à dépasser le cap des cinq ans. Heureusement, il existe des exceptions. L'une d'entre elles, située dans le Cantal, à Aurillac, a même réussi l'exploit de continuer à surfer en tête dans son secteur. Son nom, prémonitoire d'une vie pleine d'aventure : L'Odyssée Interactive.

1997. Sébastien Pissavy, au Aurillacois passionné de jeux vidéo passe le plus clair de son temps à déjouer les pièges qu'ont imaginés les concepteurs de ces jeux. Mieux : il trouve des astuces. Et comme il n'est pas cachottier, il diffuse à ses amis ses trucs et astuces. Avec ceux qu'il obtient en retour, il constitue une sorte de banque qu'il met régulièrement à jour et qu'il diffuse sur le net. C'est à partir de cette idée qu'avec deux compères rencontrés, bien sûr, sur la toile, il lance L'Odyssée interactive, une SARL dont la vocation consistera, au départ, à dépanner les joueurs bloqués par un système trop complexe pour eux. Mais, rapidement, l'entreprise prednra de l'importance. Outre ces dépannages, elle se mettra rapidement à tester les jeux qui sortent sur le marché et publiera sur le net un journal, actualisé chaque jour, dans lequel les passionnés trouveront toutes les nouveautés du marché et ce qu'en pensent les gens de L'Odyssée.

Un million d'euros de chiffre d'affaires
Cinq ans plus tard, Sébastien Pissavy est toujours aux commandes de L'Odyssée Interactive, qui est devenue le plus grand site francophone de jeux vidéo. Entre temps, la SARL s'est transformée en société anonyme. Sébastien Pissavy en est le P-DG et L'Odyssée, pour se donner une meilleure assise financière a cédé 83% de son capital à Gameloft.com, une société créée pour développer des jeux sur Internet et les portables. cette société appartient elle-même à Ubisoft, un éditeur mondial de jeux vidéo français qui ses itue en terme d'importance immédiatement derrière Vivendi et Infogrames.

L'Odyssée, qui avait démarré avecs es trois personnes (ses trois actionnaires de base) emploie aujourd'hui dix salariés. Elle réalise un million d'euros de chiffre d'affaires, est présente sur cinq serveurs, avance des chiffres de 700.000 connections pour 60 millions de pages vues. Autant dire que la publicité rentre, qu'il s'agisse d'annonceurs comme Microsoft, les opérateurs de téléphonie mobile et de l'Internet. Avec une clientèle essentiellement composée d'hommes (90%) dans une tranche d'âge de 12 à 35 ans, L'Odyssée offre un coeur de cible bien identifié et, de ce fait a moins que d'autres subi le tassement publicitaire des derniers mois. Quant à savoir comment s'explique le succès de cette entreprise qui a échappé au raz-de-marrée qui a balayé nombre de sociétés du net, la réponse de Sébastien Pissavy est claire : "Nous n'avons jamais accepté de fonds importants pour une croissance trop rapide et nous nous sommes développés sur une niche bien identifiée où nous sommes réactifs". En un mot, l'entreprise aurillacoise a appliqué à l'Internet ce que les entreprises classiques font, c'est-à-dire montrer ce qu'elles peuvent produire avant d'attirer les capitaux et non l'inverse.

L'avenir est dans le téléphone mobile
Le chiffres d'affaires de L'Odyssée se répartit en trois grands secteurs : la publicité (60%), le commerce électronique (30%) et le service (10%).
ce dernier secteur a été créé par L'Odyssée Interactive pour répondre à la demande de création de sites internet. Il reste marginal. L'effort dans les années à venir va porter sur le commerce électronique. Si au départ L'Odyssée prenait les commandes de matériel, se procurait celui-ci et l'expédiait, aujourd'hui elle bascule" ses commandes sur Alapage.com une filiale de Wanadoo avec laquelle elle est en contrat jusqu'à la fin 2003.

La sécurisation du commerce électronique, le fait qu'il rentre de plus en plus dans les moeurs et la possibilité de précommander des jeux font que ce secteur devrait, pour L'Odyssée, connaître une croissance importante dans les années à venir.

Mais le grand projet de cette jeune société, c'est dans le téléphone qu'il se situe. Les nouveaux appareils qui arrivent sur le marché intègrent, et intégreront de plus en plus de jeux éléctroniques que els utilisateurs pourront télécharger sur Internet. D'où un créneau identifié par Sébastien Pissavy qui entend bien être un des premiers - comme pour Internet - à monter dans ce train-là. Dans quelques semaines, JeuxVideo.com, le site de L'Odyssée, proposera des tests sur les jeux proposés sur portable.

Un marché qui devrait permettre à L'Odyssée Interactive de surfer encore longtemps sur la vague du succès.

 

Les Echos - vendredi 20 décembre 2002
L'Odyssée Interactive fait un carton sur le Net
 

JeuxVideo.com, le magazine Internet édité par la jeune société cantalienne, est devenu l'un des sites les plus visités.
Avec 76 millions de pages vues au cours du mois de novembre, le site Internet JeuxVideo.com a battu son record de fréquentation. "Dans le classement des sites de loisirs établis par Cybermétrie, seuls TF1 et M6 font plus que nous. Depuis 1997, notre audience double chaque année", se réjouit Sébastien Pissavy, créateur et jeune PDG de la société L'Odyssée Interactive, qui gère ce site intitulé "L'Encyclopédie des trucs et astuces des jeux vidéo". Son fondateur le définit comme "un magazine spécialisé en ligne que les gens consultent gratuitement". Les accrocs de jeux vidéo sur ordinateur portable, console de salon et console portable y trouvent des informations sur plusieurs milliers de jeux : critiques, astuces, trucs, news...

Cinq rédacteurs permanents testent la quasi-totalité des jeux dès leur sortie : "C'est plus que ce que font les magazines papier. Et nous sommes plus réactifs : dès qu'un jeu sort, il est testé. Nous mettons en ligne un jeu par jour et par personne", souligne Sébastien Pissavy, qui renforce son équipe deux mois par an, juste avant Noël.

En 2002, L'Odyssée Interactive réalisera un chiffre d'affaires de 1 million d'euros, équivalent à celui de l'année précédente. "Nous espérons reprendre notre croissance lorsque les marchés publicitaires seront moins moroses", prévoit Sébastien Pissavy. Les recettes de la société proviennent uniquement de la publicité et du commerce électronique. "Nous sommes leader et avons atteint une taille suffisamment importante pour intéresser des annonceurs autres que les spécialistes des jeux vidéo. C'est-à-dire tous ceux qui veulent cibler des garçons et des hommes entre quinze et trente-cinq ans : opérateurs de téléphonie mobile, fabricants de matériel informatique, banques... Pour l'e-commerce, nous avons un contrat d'exclusivité avec Alapage.com", indique le fondateur, qui vient de créer une rubrique consacrée aux jeux sur téléphone portable. "C'est une des voies explorées par les opérateurs pour le renouvellement du parc de téléphones. Avec les nouvelles technologies, les téléphones vont ressembler à des consoles de jeux portables", prévoit le PDG de l'Odyssée Interactive.

Sébastien Pissavy, un joueur professionnel
Sébastien Pissavy a réalisé le rêve que beaucoup caressent : transformer un hobby dévorant en activité professionnelle. Ce jeune cantalien de vingt-neuf ans a passé plus de la moitié de son existence dans les jeux vidéo. Il a une douzaine d'années lorsque naît sa passion. "C'était un loisir de passionnés. On s'amusait à programmer des jeux." Il est informaticien quand, en 1995, lui vient l'idée qui fera de lui le PDG de L'Odyssée Interactive. "J'ai réalisé que les joueurs bloquaient tous au même endroit d'un jeu vidéo. Pour les aider à avancer, j'ai rassemblé des astuces dans un document électronique au format texte que j'ai distribué sur disquettes à mes connaissances", raconte-t-il.

Peu à peu, l'audience s'élargit. Les magazines spécialisés s'intéressent à ses trucs et les proposent gratuitement à leurs lecteurs. L'affaire prend de l'ampleur. "Fin 1996, je recevais vingt lettres par jour. Je passais tout mon temps libre à copier des disquettes. J'ai décidé de vivre de cette aventure", commente Sébastien Pissavy, qui quitte son emploi d'analyste-programmeur à Aurillac (Cantal), en 1997, pour créer sa société avec Jérôme Stolfo et François Claustres. "L'un était à Toulouse, l'autre à Grenoble. Nous nous sommes connus par l'intermédiaire de messageries pour informaticiens et nous nous sommes vus pour la première fois pour signer les statuts." Avant même de découvrir ce détail, l'expert-comptable prévient ses interlocuteurs "que créer une entreprise n'est pas un jeu". La suite a prouvé que ces jeunes gens l'entendaient bien ainsi. En juillet 1999, Sébastien Pissavy embauche un premier salarié de l'entreprise. Si François Claustres a quitté la société en 2000, Jérôme Stolfo est resté à Toulouse, d'où il exerce la fonction de Webmaster du site JeuxVideo.com qui contient plusieurs milliers de pages sur plus de 15.000 jeux. Sans compter les 30.000 messages échangés quotidiennement par les internautes sur 7.000 forums.

Depuis 2001, les effectifs sont stables, à 10 employés. Tout comme les recettes publicitaires. "Nous avons suivi la croissance du secteur Internet : pendant les trois premières années, notre chiffre d'affaires a triplé chaque année. Puis nous avons bien résisté", résume le PDG. "Nous n'avons dépensé et investi que l'argent gagné. Nous n'avons jamais levé de fonds." L'Odyssée Interactive n'a pas été insensible à la tempête qui a soufflé sur la nouvelle économie : "Lorsque nous avons vu les gens affluer sur l'Internet avec beaucoup de moyens financiers, nous avons cherché à nous adosser à un groupe." En 2000, Gameloft.com, filiale d'Ubisoft, rachète ainsi 80% de la SARL, qui devient société anonyme. Sébastien Pissavy, cantalien qui tient "à rester dans le Cantal", se sent proche des frères Guillemot, créateurs et dirigeants d'Ubisoft, "des Bretons qui ont une partie de leurs activités en Bretagne". "Nous travaillons comme avant : nous critiquons les jeux Ubisoft. Sinon, nous ne serions plus crédibles. Les internautes veulent des tests objectifs", dit le responsable, très attaché à l'indépendance éditoriale que lui garantit sa localisation : "A six heures de train de Paris, il est plus facile de résister aux attachés de presse des éditeurs."

 

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